DRV

Derive

Watch Token : forte Risque : bloquant
TVL
$195.34M
Variation 30j
+26.8%
Revenue 30j
$518.0K
Fees 30j
$632.9K
Market cap
$397.00M
FDV

TVL 1 an

Derive

L’essentiel

QuestionRéponse
Ce que c’est (≤ 12 mots)Exchange self-custodial d’options, perps et spot à marge de portefeuille
Depuis quandLyra en août 2021 (AMM d’options sur Optimism), V2 carnet d’ordres en janvier 2024, rebrand Derive le 28/08/2024, token DRV le 15/01/2025, V3 en testnet depuis juillet 2026
Qui (≤ 5 mots)Nick Forster, ex-trader d’options SIG
Comment ça gagne de l’argentFrais maker/taker sur options, perps et spot, frais de liquidation et de rollup — 581 k$ de fees sur 30 jours au 12/09/2026
Ce que le token capture35 % des fees en rachats hebdomadaires, prouvés on-chain mais reversés à la trésorerie, jamais brûlés ; remises de frais et gouvernance pour les stakers
Le pari en une phraseQue les options deviennent la brique de rendement et de couverture de la finance on-chain, et que Derive — déjà 85 % du segment — capte des revenus proportionnels à son volume
Ce qui le tueUn volume qui grossit sans revenus (take rate options en chute de 5,2 à 1,6 bp en 18 mois), une migration V3 ratée, ou le déblocage de 230 M DRV d’équipe dès que la capitalisation tient 150 M$
Fiabilité de la donnéeBonne sur les flux : séries DefiLlama longues, rachats et supply vérifiés on-chain sur 6 chaînes, forum de gouvernance complet. Trous : aucun audit ni code public de la V3, disponibilité des données V3 absente de la doc (lue dans le contrat testnet), écarts non réconciliés entre fees API, tweets et DefiLlama

Imaginez une bourse d’assurances sur les prix. Un agriculteur y paie une petite prime pour avoir le droit de vendre son blé à un prix fixé dans six mois ; un fonds, en face, encaisse cette prime en échange du risque. Derive est le guichet où ces contrats s’échangent sur des cryptos — bitcoin, ether, HYPE, bientôt de l’or ou des actions — sans que personne ne confie son argent à la bourse elle-même : chaque participant garde ses fonds dans un coffre dont il a la clé, et la bourse ne fait que tenir le carnet d’ordres et vérifier que chacun a assez de garanties. L’ambition affichée n’est pas d’attirer le particulier au guichet, mais de devenir la tuyauterie sur laquelle d’autres construisent des produits d’épargne « rendement garanti sous condition » pour leurs clients.

Faits saillants

  • Le volume a été multiplié par 6,6 en un an, les revenus non — notionnel options sur 30 jours de 391 M$ (09/2025) à 2 589 M$ (09/2026), mais take rate options de 4,73 bp à 1,60 bp sur les mêmes fenêtres. Sur trois mois : notionnel +122 %, fees options +7 %.
  • Les fees ont culminé au printemps — 732 k$ sur la fenêtre 30 jours close le 13/06/2026, 581 k$ au 12/09/2026. Et la semaine du 19 au 25/08 pèse à elle seule 49 % des fees des 30 derniers jours : hors ce pic, le rythme annualisé tombe à 4,68 M$.
  • Le « supply fixe » a été porté de 1 à 1,5 Md par un vote — la DIP 303, adoptée le 03/10/2025 par 23 votants et zéro voix contre, a créé 500 M DRV, contre la promesse de 2024 « No new tokens will be minted », que la page d’aide officielle affiche toujours.
  • 230 M DRV d’équipe sont à ~7 % de leur déblocage — non transférables tant que la capitalisation moyenne sur 30 jours reste sous 150 M$. Elle est à ~140 M$ au 13/09/2026, son plus haut sur un an ; ~69 M déjà acquis deviendraient transférables d’un coup.
  • La V3 « settles directly to the Ethereum L1 », mais publie ses données sur Celestia — lu dans le code du contrat de règlement testnet (vérificateur SP1, tête Celestia prouvée dans le circuit). Au sens L2BEAT, c’est un validium, pas un ZK rollup ; et le propriétaire du contrat peut réécrire la racine d’état.
  • Derive est le segment — 85 % du notionnel et 93 % du premium des options on-chain sur 30 jours (DefiLlama, 12/09/2026), dans un cimetière où Aevo, Premia, Stryke, Hegic et Ithaca cotent entre −96 % et −99,9 % de leur plus haut.

Le projet

Derive est un exchange d’options, de perps et de spot dont le cœur est un moteur de marge de portefeuille calculé sur 27 scénarios de choc. La V2, en production depuis janvier 2024, règle sur un rollup OP Stack dédié ; la V3, en testnet sur Ethereum Sepolia au 13/09/2026, fusionne exchange et chaîne en une application ZK qui règle sur Ethereum L1 — avec des données publiées sur Celestia, ce qui n’en fait pas un rollup au sens strict.

Le problème de départ est formulé par le fondateur lui-même : l’option est l’instrument le plus programmable de la finance, et le marché on-chain n’a jamais réussi à l’offrir avec une liquidité sérieuse. Deux raisons. La technique d’abord : un teneur de marché d’options doit pouvoir compenser ses positions entre elles, sinon il immobilise trop de capital pour coter. Le sous-jacent ensuite : un marché d’options demande des porteurs de long terme qui veulent se couvrir ou tirer un rendement, ce que la longue traîne crypto n’offre pas — « you can’t build an options market with two weeks of interest » (DeFi Dad, 09/09/2026). Le « pourquoi maintenant » avancé est double : les actifs réels tokenisés fournissent enfin des sous-jacents durables (marchés or via XAUT ouverts en juillet 2026), et l’écrasement des valorisations crypto après la liquidation géante du 10/10/2025 a tari les rendements concurrents — basis trade, deals de TVL pré-lancement — ce qui remet la vente d’options au centre de la recherche de rendement.

L’architecture a connu trois vies, et c’est la clé de lecture. La V1 (2021-2023, Lyra) était un AMM : un pool de stablecoins contrepartie de tous les traders, qui a porté jusqu’à 100 M$ de dépôts sans perdre d’argent selon le fondateur, mais trop rigide et trop gourmand en capital. La V2 (conçue en 2023, lancée en janvier 2024) sépare un carnet d’ordres et un RFQ hors chaîne d’un règlement on-chain sur Derive Chain, un rollup OP Stack déployé par Conduit, avec un pont maison construit sur les contrats Socket et des retraits rapides plafonnés par jour. La V3 supprime la chaîne dédiée et le portefeuille intermédiaire : « The Derive Exchange and the Derive Chain is now combined into a single Zero Knowledge application that settles directly to the Ethereum L1 » (docs.derive.xyz, page « DevEx improvements », 13/09/2026). L’utilisateur dépose depuis son propre wallet ou multisig sur des contrats Ethereum, par le pont de son choix, et les sous-comptes se créent au premier dépôt.

Le mécanisme d’équilibre est celui d’une chambre de compensation à marge croisée. Les dépôts (USDC, ETH, BTC, HYPE…) servent de collatéral commun ; la marge de portefeuille exige la perte maximale observée sur 27 scénarios de prix et de volatilité ; un liquidateur reprend les portefeuilles sous la marge de maintenance contre une pénalité de 10 %. La V3 ajoute trois briques documentées : des univers de risque isolés, chacun doté de son propre fonds de sécurité, pour qu’une cotation risquée ne contamine pas le carnet principal ; du prêt bilatéral sur tous les collatéraux (la V2 ne prêtait que l’USDC) ; des vaults permissionless dont une part des frais de gestion et de performance revient au protocole. L’acteur visé n’est pas le trader particulier mais l’intégrateur — néobanque, émetteur de produits structurés, agent IA — qui empaquette des options derrière une interface simple : « the stripe for derivatives » (When Shift Happens, 11/08/2026).

L’innovation défendable est une seule chose : la marge de portefeuille options + perps dans un même moteur self-custodial, exposée par API. Le reste — carnet d’ordres, RFQ, vaults — existe ailleurs. Il faut en borner la portée actuelle : en V2, un sous-compte en marge de portefeuille ne couvre qu’un seul marché — un sous-compte ETH ne traite que les perps et options ETH (help.derive.xyz, article « Portfolio Margin »). La compensation entre BTC et ETH est une promesse V3, « going to be a first for anywhere onchain certainly » selon le fondateur (09/09/2026), non vérifiable avant le mainnet. Le seul pair interne au wiki, Lighter, a fait le choix inverse : un moteur perps d’abord, avec des options datées annoncées pour le T4 2026.

Sous le capot — le règlement V3 lu dans le contrat testnet

Les contrats publiés sur Sepolia (ACTION_MANAGER, VAPP, WITHDRAWAL_OUTBOX, SPOT_VAULT) sont vérifiés sur Blockscout, tous derrière un TransparentUpgradeableProxy. La doc V3 ne dit rien de la disponibilité des données ni du prouveur ; le code du contrat VerifiableApp le dit, au 13/09/2026 :

  • Preuves : chaque lot est vérifié par un vérificateur SP1 (zkVM de Succinct), via SP1VerifierGateway.
  • Disponibilité des données : le contrat suit une tête de chaîne Celestia prouvée dans le circuit (celestiaTrustedHeight, MAX_DA_HEADER_AGE = 2 days). Les données ne vivent donc pas sur Ethereum. Preuves de validité et données hors Ethereum : c’est la définition d’un validium chez L2BEAT.
  • Pouvoirs du propriétaire : setRoot (remplacer atomiquement la racine d’état), setVerifier et setVKey (changer le vérificateur et le programme prouvé), setCelestiaAnchor, pause des paiements, plafonds de retrait par destinataire et par actif. Sur le testnet, ce propriétaire est une clé unique (EOA délégué EIP-7702). L’adressage mainnet n’est pas publié.
  • Anti-censure : dépôts et retraits se mettent en file sur L1 ; si le soumetteur désigné laisse une action en attente au-delà d’un délai, n’importe qui peut rouvrir la soumission de lots (clearBatchSubmitter). Ce recours suppose de savoir produire une preuve SP1 — or le programme prouvé n’est pas publié : aucun dépôt V3 cœur parmi les 39 dépôts publics de derivexyz (API GitHub, 13/09/2026).
  • Retraits : paiements étranglés par des seaux à jetons (plafond et vitesse de recharge par couple destinataire/actif), présentés par le fondateur comme une protection contre une fuite massive de collatéral.

L’équipe

Une équipe publique de huit responsables menée par un fondateur-porte-parole ex-trader d’options, cinq ans d’existence sans incident de sécurité documenté, zéro levée en equity — mais une crise interne en mai 2025 qui a fait sortir des investisseurs et des membres d’équipe, et deux des quatre co-fondateurs absents de l’équipe listée au 13/09/2026 sans aucune annonce de départ.

Derive a été fondé en 2021 par Nick Forster, Michael Spain, Jake Fitzgerald et Dominic Romanowski (derive.xyz/about, 13/09/2026). Nick Forster, CEO, est présenté par le site officiel comme « a former Susquehanna options trader » ; son LinkedIn affiche l’université de Sydney et New York, les postes antérieurs étant masqués en vue non connectée. Il se décrit comme entré dans la crypto en 2016 et ayant quitté « a pretty lucrative job trajectory » de trader quant (When Shift Happens, 11/08/2026). Le parcours de Michael Spain (ex-ingénieur Synthetix selon des agrégateurs) n’a pas été vérifié sur source primaire. L’équipe listée au 13/09/2026 compte Nick Forster, Dominic Romanowski (co-fondateur, Fondation), Hitesh Donga (produit), Josh Kim (ingénierie), Sean Dawson (recherche), Ian Randle (opérations, Fondation), Dillon Lin (croissance) et Andras Caron (marketing).

Le fait qui compte est la crise de mai 2025, que le fondateur raconte lui-même. Capitalisation autour de 15 M$, 90 % des tokens déjà en circulation, équipe de « like 18 » arrivant en fin de vesting, runway serré ; Synthetix arrive avec une offre de rachat jugée basse, « a bit of co-founder disagreement », l’équipe perd confiance, le fondateur passe « two, three days of phone calls » depuis un mariage au Portugal pour retenir chacun. La DIP 303 (Nick Forster, 12/09/2025) en tire la conséquence écrite : « investors supportive of that proposal and similar team members have been offboarded ». Deux indices datés vont dans le même sens sans rien prouver : Michael Spain est absent des listes d’équipe de janvier et de septembre 2026, et Jake Fitzgerald, encore listé « Co-Founder and Head of Product » dans le white paper MiCA du 08/01/2026, a disparu de la page About au 13/09/2026 — aucune annonce de départ trouvée sur le forum, le blog ou le compte X. Le compte forum « mjs » qui a publié la proposition Synthetix côté Derive a co-signé la proposition fondatrice de la V2 en 2023 ; l’associer à Michael Spain par ses initiales serait une inférence, pas un fait.

Le bus factor est concentré : Nick Forster porte les podcasts, les DIPs structurantes et la communication X. En contrepartie, le track record est réel. Cinq ans de production, trois architectures successives livrées, et une déclaration officielle de « 5 years live with zero security or insolvency incidents » (03/02/2026) qu’aucune recherche — forum, presse, deux moteurs — n’a démentie. Côté endossements : Framework Ventures et ParaFi en seed (2021), Framework et GSR en stratégique (2022), Hasu comme investisseur seed toujours « Long DRV » sur le forum (14/09/2025), Maelstrom d’Arthur Hayes (09/01/2025) et Variant (02/02/2026), ce dernier par « open-market purchases and a foundation transaction ». Le discours du fondateur contre les « points farming, TVL games, Binance listing games » et la sortie lente est cohérent avec ses actes observables — pas de véhicule equity parallèle, pas d’abandon en 2025 — mais il a été tenu dans un épisode sponsorisé, et se lit comme tel.

Le marché à capturer

Le marché des options crypto est réel et grossit — 37,9 Md$ d’open interest options sur Deribit seul au 13/09/2026, et l’OI options BTC dépasse celui des futures depuis juillet 2025 — mais sa part on-chain est marginale : l’OI options de Derive, 1,30 Md$, pèse 3,4 % de celui de Deribit. Les prévisions publiques ne mesurent pas le segment on-chain, et Derive se valorise à 20,8× ses fees annualisées, dans la médiane des perp DEX.

La tendance de fond

Aucune narrative du dossier wiki/crypto/narratives/ ne couvre les options on-chain. La plus proche est une piste en file d’attente, « Dérivés TradFi sur rails DeFi, opérés en marque blanche » (09/08/2026), qui recoupe l’ambition RWA et intégrateurs de Derive sans porter le cœur du sujet. Un candidat dédié a été déposé dans narratives-candidats par ce run.

Les prévisions trouvées sont deux, et elles sont faibles. Intel Market Research (09/05/2026) chiffre le marché des options crypto de 8,45 Md$ en 2025 à 28,91 Md$ en 2034, soit 14,8 % par an — sans définir la métrique, ce qui interdit de la rapprocher de quoi que ce soit (Deribit a traité plus de 1 000 Md$ de notionnel en 2024), et avec une liste d’acteurs périmée. Mordor Intelligence (page mise à jour le 11/09/2026) donne au segment des dérivés crypto une croissance de 17,1 % par an jusqu’en 2031, sans isoler les options. Les deux vendent le rapport qu’elles résument ; ni l’une ni l’autre n’est un observateur neutre. INSUFFICIENT GROUNDING sur une prévision d’émetteur crypto-natif (Galaxy, Messari, Kaiko, The Block, Amberdata) : aucune trouvée après six tentatives documentées le 13/09/2026. Et le signal le plus parlant va dans l’autre sens : l’outlook 2026 de Coinbase Institutional (28/12/2025) retient trois piliers — perps, marchés de prédiction, stablecoins — et pas les options, alors que Coinbase possède Deribit.

Ce qui se mesure est plus solide que ce qui se prévoit. L’OI options BTC toutes plateformes atteignait 65 Md$ contre 60 Md$ pour les futures en janvier 2026, avec l’ETF IBIT à 52 % et Deribit tombé sous 39 %, contre plus de 90 % cinq ans plus tôt (Checkonchain via CoinDesk, 13/01/2026). On-chain, le notionnel options sur 30 jours a doublé (+124 %) pour atteindre 3,06 Md$ au 13/09/2026, et le notionnel mensuel monte trois mois de suite : 1,72 Md$ en juin, 2,05 Md$ en juillet, 2,30 Md$ en août. La tendance est donc réelle, mais elle se joue d’abord hors chaîne, sur des places régulées.

Derive est sur la trend si l’on parle d’options on-chain — il en est la quasi-totalité — mais adjacent si l’on parle du marché des options crypto, où les institutions qui quittent Deribit trouvent des alternatives régulées (IBIT, Bullish, CME en continu) avant de trouver Derive. Avoir raison sur la croissance des options et tort sur le lieu où elle se loge est le mode d’échec à surveiller. L’horizon de conversion revendiqué est court — V3 et intégrateurs dans les douze mois — mais le relais qui dimensionnerait vraiment le marché, les produits structurés sur actifs réels, dépend de licences que le fondateur place lui-même « in the long game ». Contre-lecture : pour que la trend on-chain n’arrive pas, il suffit que le ratio options/perps on-chain reste à son niveau du 13/09/2026 — l’OI options de Derive vaut environ 5 % des 25,2 Md$ d’OI perps suivis par DefiLlama — et que les perp DEX dominants absorbent la demande de couverture par des produits voisins (marchés binaires HIP-4 chez Hyperliquid depuis mai 2026, options datées annoncées chez Lighter).

TAM / SAM

Le TAM le plus propre est l’open interest des options crypto, parce qu’il est mesuré et non projeté : 37,9 Md$ sur Deribit au 13/09/2026 (API publique : BTC 32,3 Md$, ETH 4,49 Md$, altcoins 1,09 Md$), et un OI options BTC toutes plateformes de l’ordre de 65 Md$ en janvier 2026. Le fondateur invoque un TAM beaucoup plus large — 15 Md de contrats d’options listées aux États-Unis en 2025, des « high single-digit trillions » d’actifs adossés à des produits structurés — mais ce sont des ordres de grandeur oraux, non sourcés, et le second concerne la finance traditionnelle entière. La FIA mesure, elle, 88,6 Md de contrats d’options listées dans le monde en 2025 contre 30,6 Md de futures ; ce ratio flatteur est tiré par les options indiennes à petit notionnel et ne se transpose pas en valeur.

Le SAM se lit dans la part actuelle. L’OI options de Derive, calculé par instrument sur son API au 13/09/2026, est d’environ 1,30 Md$ (BTC 674 M$, ETH 345 M$, HYPE 251 M$, SOL 28 M$), soit 3,4 % de l’OI options de Deribit et 2,1 % sur le seul BTC. Sa progression sur trois points datés est nette : OI options BTC de 161 M$ fin février 2026, 488 M$ le 10/03/2026, 674 M$ le 13/09/2026. Rapporté à un SAM crypto de l’ordre de 40 à 65 Md$, Derive pèse entre 2 et 3 %. Il reste donc beaucoup de place en théorie — mais rien, dans les données de l’année écoulée, ne montre que le passage à l’échelle se traduit en revenus au même rythme ; cf « Ce que le protocole encaisse ».

Valorisation comparative

Méthodologie : fees et revenue DefiLlama sur la fenêtre 30 jours close le 12/09/2026, annualisées (×365/30), entité parent pour chaque protocole ; capitalisations CoinGecko au 13/09/2026, 07:05 UTC.

Aucun pair options tokenisé n’est mesurable : Aevo, Hegic, Thetanuts, Stryke, Premia, Ithaca, Zeta et Moby cumulent moins de 45 M$ de capitalisation et n’ont pas de fees exploitables. INSUFFICIENT GROUNDING daté du 13/09/2026 sur une médiane de multiples intra-segment. Le comparable disponible est le groupe des perp DEX, plus Deribit en valorisation privée.

ProtocoleSegmentMC circ.FDVFloatFees ann.Revenue ann.MC/feesFDV/feesFDV/revenue
Derive (DRV)options + perps147,1 M$220,8 M$67 %7,07 M$5,63 M$20,8×31,2×39,2×
Hyperliquid (HYPE)perps17 542 M$75 335 M$23 %923,7 M$721,0 M$19,0×81,6×104,5×
Lighter (LIT)perps1 042 M$4 169 M$25 %66,1 M$50,3 M$15,8×63,1×82,8×
Aster (ASTER)perps1 874 M$5 409 M$35 %72,4 M$n/d25,9×74,7×
edgeX (EDGE)perps208 M$593 M$35 %58,3 M$42,1 M$3,6×10,2×14,1×
dYdX (DYDX)perps96,2 M$109,0 M$88 %3,42 M$3,42 M$28,2×31,9×31,9×
GMX (GMX)perps82,3 M$82,3 M$100 %23,6 M$8,7 M$3,5×3,5×9,5×
Médiane perp DEX (n=6)17,4×47,5×31,9×

Position du protocole : légèrement au-dessus de la médiane sur MC/fees (20,8× contre 17,4×), nettement sous la médiane sur FDV/fees (31,2× contre 47,5×), au-dessus sur FDV/revenue (39,2× contre 31,9×). L’écart entre les lectures ne dit pas que Derive est bon marché ou cher ; il dit que son float est déjà haut (67 % du FDV circule, contre 23 à 25 % pour HYPE et LIT), donc que la dilution restante pèse moins que chez les gros perp DEX — mais qu’elle existe, cf « La tokenomics ». La médiane est aussi fragile : sur 90 jours, elle monte à 23,9× (MC/fees) et 63,6× (FDV/fees), parce que les fees de plusieurs pairs ont chuté. Enfin, revenue n’est pas revenu des détenteurs : HYPE, LIT et ASTER reversent aux détenteurs via des rachats comptés par DefiLlama ; Derive affiche 0, valeur codée en dur dans l’adaptateur alors que ses rachats sont actifs.

Comparable privé : Coinbase a racheté Deribit pour une contrepartie comptabilisée de 4,3 Md$ à la clôture du 14/08/2025 (10-Q, contre 2,9 Md$ à l’annonce), sur un mois record de juillet 2025 à plus de 30 M$ de revenus de transaction — soit 8 à 12 fois ce mois annualisé, pour une entreprise rentable, dominante, et vendue en equity. Un token n’est pas de l’equity, cf « Ce que la société capte ».

Scénarios, hypothèses posées une par une, base de prix 0,1472 $ :

  • Bear — les fees retombent au rythme hors pic d’août (4,68 M$ annualisés, observé sur les 30 derniers jours) ; le marché applique la médiane MC/fees hors HYPE (15,8×). Capitalisation implicite 73,9 M$. Retour implicite sur le circulant déclaré : −50 % ; si les 1,5 Md de tokens circulent : −67 %.
  • Base — les fees se stabilisent au rythme des 30 derniers jours (7,07 M$) ; le multiple converge vers la médiane MC/fees (17,4×). Capitalisation implicite 123,0 M$. Retour implicite : −16 % sur le circulant déclaré, −44 % si tout le supply circule à capitalisation constante.
  • Bull — la V3 et les vaults ramènent le take rate options au niveau de juin 2026 (3,30 bp) sur le notionnel actuel, perps inchangés : 12,4 M$ de fees annualisées ; le marché applique la médiane MC/fees sur 90 jours (23,9×). Capitalisation implicite 297,2 M$. Retour implicite : +102 % sur le circulant déclaré, +35 % si tout le supply circule.

Sensibilité au float, obligatoire ici : l’écart entre les deux colonnes de retour est le coût de la dilution restante. Il faut aussi savoir que le circulant CoinGecko (999,7 M) est un chiffre déclaré et figé ; le flottant mesuré on-chain se situe entre 823 et 927 M, soit une capitalisation sur flottant réel de 121 à 136 M$. Aucun price target n’est posé, et aucun scénario n’est plus probable qu’un autre du seul fait d’être écrit.

L’asymétrie

Si ça marche, Derive est l’infrastructure par défaut d’un instrument que la finance traditionnelle traite à des volumes considérables, avec un effet de réseau que le fondateur décrit comme le plus fort des marchés financiers — la liquidité d’options se construit lentement et colle longtemps, ce qui explique que Deribit ait tenu son marché six ans. La V3 lui ouvre les multisigs institutionnels, les intégrateurs sans demande d’accès, les actifs réels et le prêt sur tous les collatéraux ; dans ce monde, le take rate cesse de baisser parce que la valeur passe par des produits structurés et des vaults facturés, pas par des blocs RFQ à frais négociés.

Si ça casse, trois voies mènent au même endroit. La première est économique et déjà visible : le volume grossit en blocs institutionnels à frais comprimés, et les revenus ne suivent pas. La deuxième est technique : une migration V2 → V3 vers un système sans audit publié, sans code public, dont l’opérateur garde le pouvoir de réécrire l’état. La troisième est la tokenomics : 230 M DRV d’équipe à quelques pour cent de leur seuil de déblocage, une trésorerie qui contrôle 38 % du supply et une gouvernance à une vingtaine de votants. Entre les deux queues existe un scénario intermédiaire, que rien dans les données ne permet de pondérer : Derive reste le leader incontesté d’un segment qui ne grandit pas assez vite pour faire bouger ses revenus, pendant que les places régulées captent la croissance des options. L’asymétrie n’est pas un gros gain contre une petite perte : la queue basse est courte en délai, la queue haute est longue en délai.

L’économie du protocole

Le protocole encaisse 581 k$ de fees sur 30 jours (7,07 M$ annualisés), 5,53 M$ sur douze mois, et ses fees couvrent 2,5 fois les émissions de tokens valorisées au spot. Le token en reçoit des rachats actifs et prouvés — 27,4 M DRV cumulés — mais ces rachats ne financent que 53 % des émissions, reviennent à la trésorerie et ne sont jamais brûlés ; aucune société en equity ne capte la valeur, qui reste dans une fondation que les votes d’une vingtaine d’adresses gouvernent.

Ce que le protocole encaisse

Les chiffres d’usage, datés et sourcés, sont ceux d’un exchange qui a changé d’échelle en un an. Notionnel options sur 30 jours : 391 M$ (fenêtre close le 12/09/2025), 1 203 M$ (14/03/2026), 1 167 M$ (13/06/2026), 2 589 M$ (12/09/2026), avec un record quotidien de 325 M$ le 21/08/2026 ; premium sur les mêmes fenêtres : 8,8 M$, 37,4 M$, 44,1 M$, 74,6 M$ (DefiLlama derive-options). Part du segment on-chain : 53 % du notionnel en mars 2025, 24 % en septembre 2025, puis 85 % en mars 2026, 79 % en juin et 85 % au 12/09/2026 — 93 % du premium. Le n°2, Rysk sur Hyperliquid, fait 160 M$ de notionnel sur 30 jours. La volatilité de la part en 2025 (Racks à 25 % sur l’année, puis zéro) rappelle que ce segment a déjà connu des volumes loués à coups d’incitations.

TVL : 155,6 M$ au 13/09/2026, en hausse de 30 % sur 30 jours en dollars mais en baisse de 2 % en ETH (63 296 → 61 883 ETH). Les quantités d’ETH, de BTC et de HYPE déposées reculent légèrement ; seuls les stablecoins progressent (+10,7 M$). Le « record de TVL » relayé fin août est donc un effet prix et dépôts de stables. Sur douze mois, la croissance est réelle en unités — 20 390 ETH (13/09/2025) → 38 941 (15/03/2026) → 66 518 (14/06/2026), tirée par l’arrivée du collatéral HYPE entre mars et juin 2026 (~606 000 HYPE) — mais elle s’est retournée depuis juin : 66 518 → 63 296 (14/08) → 61 883 ETH (13/09/2026), trois points concordants, soit −7 % en ETH pendant que la TVL en dollars passait de 111,8 à 155,6 M$. Composition : HYPE 31 %, stables 26 %, famille ETH 22 %, famille BTC 21 %. L2BEAT affiche 97,8 M$ de TVS, l’écart correspondant à HYPE et LBTC qu’il n’inclut pas.

Fees et revenue, entité parent derive (l’entité derive-v2 ne compte que les perps, contrairement à son libellé) :

Fenêtre 30 j close leFees perpsFees optionsFees totalesRevenue
12/09/2025115,8 k$183,9 k$299,7 k$options seules
14/03/2026238,0 k$239,6 k$477,6 k$314,4 k$
13/06/2026347,5 k$384,9 k$732,4 k$551,4 k$
12/09/2026167,8 k$413,2 k$581,0 k$463,1 k$

Sur douze mois glissants : 5,53 M$ de fees et 3,80 M$ de revenue, ce dernier sous-estimé puisque DefiLlama ne compte la revenue perps que depuis le 16/12/2025. La tendance sur un an est haussière (fees ×1,9 sur trois points concordants), mais le pic est derrière : mars 709 k$, avril 551 k$, mai 698 k$, juin 634 k$, juillet 485 k$, août 548 k$. Les 30 derniers jours sont eux-mêmes portés par une semaine : 285,9 k$ de fees du 19 au 25/08, soit 49 % de la fenêtre. Et l’objectif que la Fondation s’était fixé pour 2025 — « protocol fees generated grow to more than $30,000,000 per year » (DIP 271, 26/02/2025) — reste hors de portée à 5,53 M$ sur douze mois.

Le point décisif est le take rate. Fees options rapportées au notionnel : 5,16 bp (fenêtre close le 13/03/2025), 4,73 bp (13/09/2025), 2,15 bp (13/03/2026), 3,30 bp (13/06/2026), 1,60 bp (12/09/2026). Sur les trois derniers mois, le notionnel options progresse de 122 % et les fees options de 7 % ; côté perps, les fees tombent de 347 k$ à 168 k$. Les trois plus gros jours pèsent 29 % du notionnel des 30 derniers jours — ce sont des blocs RFQ institutionnels, à frais plafonnés ou négociés. C’est la réponse chiffrée à l’idée que la liquidité fera les revenus : sur l’année écoulée, elle ne les a pas faits au même rythme. Pour mémoire, Deribit tourne à environ 1,6 bp tous produits confondus (30 M$ de revenus pour 185 Md$ de volume en juillet 2025) : le take rate actuel de Derive n’est pas anormal pour une place institutionnelle, il est simplement plus bas qu’à l’époque où Derive était une place de détail.

Trois écarts de mesure ne sont pas réconciliés au 13/09/2026 et doivent être connus avant de citer un chiffre : les fees cumulées de l’API Derive (perps 4,26 M$, options 3,83 M$) sont 1,4 à 1,8 fois plus basses que celles de DefiLlama ; le tweet officiel « $136K in fees » pour la semaine au 23/08 est inférieur aux 193 à 244 k$ de DefiLlama sur les fenêtres voisines ; et l’open interest de DefiLlama (104,9 M$, perps) n’a rien à voir avec les « 2.7B » tweetés le 31/08, sans que le périmètre soit précisé.

Revenus annoncés non encore live : part des frais de gestion et de performance des vaults V3 (« A deployment-set protocol_fee_share_bps slice of every fee mint is diverted to the protocol fee recipient », docs.derive.xyz, page « Fees » des vaults, 13/09/2026) — taux non publié ; frais de retrait vers le fonds de sécurité de chaque univers de risque. Aucune projection publique de revenus V3 documentée. À l’inverse, les frais de gaz de Derive Chain (62,5 ETH en trésorerie en janvier 2026) disparaissent avec la chaîne.

Suivi : API DefiLlama de l’entité parent, https://api.llama.fi/summary/fees/derive (la page web defillama.com renvoie une 403 aux requêtes automatisées au 13/09/2026) ; KPI live repris par le dashboard via defillama_slug: derive.

Ce que le token en reçoit

La question test se tranche en deux temps : l’exchange fonctionnerait sans DRV, mais le token n’est pas un simple ticket de vote. On trade, dépose et se liquide en USDC, ETH, BTC ou HYPE ; aucune fonction du produit ne consomme DRV. En revanche, trois mécanismes existent et sont actifs. Les remises de frais et les meilleurs paliers market maker exigent du stDRV (jusqu’à 500 000 stDRV par programme dans la grille publiée). La gouvernance a un pouvoir réel, et c’est un argument à double tranchant : c’est elle qui a voté le mint de 500 M, le transfert de la trésorerie à une filiale et la part des rachats. Et surtout, 35 % des fees financent des rachats hebdomadaires, porté de 25 % à 35 % par la DIP 313 (vote clos le 23/04/2026, 101,7 M de voix pour, 0 contre, 10 votants) après le rejet d’une proposition à 80 % le 18/05/2025 (46,5 M pour, 82,9 M contre). verdict_token: forte repose sur ce mécanisme — et sur lui seul.

Les rachats sont prouvés on-chain. Le smart wallet 0x900fC364…511B sur Derive Chain retire chaque semaine des DRV du marché spot DRV-USDC de l’exchange, et les montants collent aux annonces : 132 800 DRV le 21/08/2026 (rachat #80), 96 385 DRV le 26/08 (#81). Le rachat #83 porte le cumul annoncé à 27 445 701 DRV au 08/09/2026, soit 1,83 % du supply (« Weekly Buyback #83 Complete. 209,724 DRV was purchased at an average price of $0.16 »). Sur quatre semaines : 815 913 DRV pour environ 122,6 k$, soit 1,6 M$ annualisés ≈ 1,1 % de la capitalisation. Deux réserves de mesure : 35 % des fees DefiLlama sur la même période donneraient 188 k$ et non 123 k$ — les rachats réels impliquent une base de fees d’environ 350 k$, cohérente avec les fees plus basses de l’API Derive ; et la page officielle /drv écrit « Buybacks are executed once a month » quand les tweets et la chaîne montrent un rythme hebdomadaire.

Ce qui compte ensuite est la destination. Il n’y a aucun burn : la DIP 304 « Burn Policy » (14/09/2025) n’a jamais été soumise au vote, et le supply reste exactement 1 500 000 000 sur les six chaînes. Le 26/08/2026, 6 757 752 DRV — l’essentiel des 7,14 M retirés par le wallet de rachat depuis mars 2026 — ont transité vers un signataire du multisig et sont revenus au Safe de la filiale BVI le jour même. Or cette même trésorerie émet des récompenses. Émissions mesurées on-chain sur 30 jours : 1 643 508 DRV ≈ 229,5 k$ au prix moyen 30 jours (593 508 DRV vers le distributeur de récompenses, ~148 600 DRV par semaine, cohérent avec 100 000 de staking et 50 000 de programmes de trading ; plus un lot mensuel de 1 M DRV staké pour une trentaine de destinataires, programme non confirmé). Les rachats couvrent 53 % des émissions ; le flux net de la trésorerie est de −0,83 M DRV sur 30 jours. Le rachat fonctionne donc comme un recyclage partiel des émissions, pas comme une réduction de l’offre.

P&L token-as-business, fenêtre 30 jours : le protocole capture 7,07 M$/an de fees (5,63 M$ de revenue) et distribue 2,79 M$/an d’émissions au spotratio fees/émissions 2,53 (revenue/émissions 2,02), confirmé à 2,54 sur 90 jours. Au sens de la grille de méthode, le protocole est profitable hors dilution. Hors pic d’août, le ratio 30 jours tomberait vers 1,7. Cette lecture ne compte que les émissions de récompenses ; les sorties régulières du Safe de la Fondation (~4,69 M DRV par mois vers des adresses non documentées) et les tokens d’équipe en vesting relèvent de la dilution, traitée dans « La tokenomics ». Le staking, lui, rapporte 1,83 % brut (100 000 DRV par semaine pour 284,5 M stakés), payé en DRV, sans aucun partage de fees en stablecoin.

Ce que la société capte

Aucune société en equity ne capte la valeur, et l’absence est déclarée noir sur blanc. Le fondateur : « we never raised money into equity » (When Shift Happens, 11/08/2026). La DIP 303 : « DRV is the sole alignment mechanism for contributors and partners, and there is no value accruing equity associated with any Derive affiliated entities », et « Derive Foundation (not Derive Labs) owns and licenses out all IP, including open source and closed source code ». Le white paper MiCA (08/01/2026) : « DRV does not grant equity rights, profit rights, or claims on assets ».

La structure déclarée (DIP 303, votée le 03/10/2025) est celle d’une fondation qui détient tout. La Derive Foundation (ex-Lyra Foundation, fondation des îles Caïmans enregistrée en 2023) est l’unique actionnaire de Derive Subsidiary (BVI) Ltd, émettrice du token et gardienne de la trésorerie, et de Lyra Technologies, société panaméenne qui exploite le carnet d’ordres et le front-end (« Inc. » dans la DIP, « Corp » dans les conditions d’utilisation du 09/05/2026 — incohérence de nom non résolue). Un contrat de services lie la Fondation à Derive Labs Corporation, employeur affiché du fondateur. Les résidents américains, australiens, canadiens et panaméens sont exclus du service.

La destination des revenus est le point qui mérite l’attention. La DIP 309 (votée le 16/02/2026, 100,9 M de voix pour, 0 contre, 11 votants) transfère à la filiale BVI la trésorerie et la gestion des paramètres du protocole, dont « smart contract upgrades that are minor improvements, security fixes, or feature enhancements ». Elle y range 2 465 420 USDC « Source: Security module, i.e. protocol fees », avec pour usages autorisés « DRV buybacks. Fee rebate programs… Operational expenses, including infrastructure costs and core contributor salaries », et lève « any vesting conditions, constraints and restrictions imposed on the Treasury Assets ». Autrement dit, les fees ne remontent pas à une société en equity, mais elles alimentent une entité contrôlée par la Fondation qui peut les dépenser en salaires, et la part qui revient aux détenteurs n’est garantie que par une règle de gouvernance modifiable. Le forum ne contient aucun fil de contestation de ce montage ; les quatre dernières propositions de la Fondation n’ont reçu aucune voix contre.

La tokenomics

Offre : 1 500 000 000 DRV, somme exacte des totalSupply sur six chaînes au 13/09/2026 (Ethereum 795,7 M, Derive Chain 420,0 M, Base 199,0 M, Arbitrum 47,4 M, HyperEVM 28,5 M, Optimism 9,2 M). Le token est un OFT LayerZero en burn/mint : aucun verrou de pont, donc aucun double comptage. L’implémentation Ethereum est gelée (propriété du ProxyAdmin abandonnée le 14/01/2025), mais le Safe 3/5 propriétaire de l’OFT peut connecter un nouveau contrat pair — c’est exactement ainsi que 500 M ont été créés sur HyperEVM. Le plafond tient donc à la gouvernance, pas au code.

Le mint stratégique de 500 M (DIP 303, publié le 12/09/2025, vote clos le 03/10/2025 : 205,1 M pour, 0 contre, 23 votants ; réception des 500 M par le Safe de la Fondation le 17/10/2025). Verbatim : « a 50% increase from the current 1B supply - or 33% dilution to existing DRV holders. We estimate that this will lead to, at most, dilution of 8.25% per year for 4 years ». Répartition : 230 M pour les contributeurs, vesting de 4 ans « commencing as early as July 1, 2025 » (57,5 M par an), et 270 M d’allocation stratégique à la Fondation (25 % au vote, 75 % par trimestre sur douze mois) pour des accords market makers, partenaires et intégrations. La promesse inverse de 2024 est documentée : « The maximum total supply of DRV tokens will be 1,000,000,000 (the same as LYRA)… No new tokens will be minted » (DIP 233, 05/09/2024). La page d’aide DRV, mise à jour le 23/04/2026, affiche aujourd’hui en même temps « Total Supply: 1,500,000,000 (fixed) » et « No new tokens will be minted ».

Le verrou d’équipe est le fait tokenomics de premier rang. Les 230 M sont « non-transferable unless the 30 day TWAP market capitalisation of DRV ≥ $150,000,000 and the time component of the vest has been fulfilled » (DIP 303). Au 13/09/2026, cette moyenne est d’environ 140 M$ (139,6 à 141,5 M$ selon la fenêtre de calcul, base circulant CoinGecko), son plus haut sur un an ; la capitalisation quotidienne a dépassé 150 M$ pendant quatorze jours depuis juillet. Prix de bascule : environ 0,150 $. Environ 69 M déjà acquis (4,6 % du supply, ~10 M$ au spot) deviendraient transférables à la bascule, et jusqu’à ~126 M d’ici septembre 2027 (8,4 %). La DIP ne précise ni la source de prix ni la mesure de circulant qui fait foi. Ces tokens ne sont ni stakables ni votants tant qu’ils sont verrouillés ; leur emplacement on-chain n’a pas été identifié, en dehors de 24,1 M en escrow de vesting Hedgey.

Circulant : CoinGecko affiche 999,7 M et CryptoRank 999,9 M — deux chiffres qui ne sont pas deux mesures, mais une valeur ronde et figée depuis le 13/03/2026 (vraisemblablement 1,5 Md moins le mint, sans méthode publiée), insensible aux ~47 M sortis du Safe de la Fondation depuis avril. Flottant mesuré on-chain : 927,3 M hors Safes de la DAO, 823,4 M en retirant aussi l’escrow Hedgey, le contrat de claim non réclamé et le distributeur de récompenses. Calendrier d’unlocks : aucun calendrier officiel intégrant le mint n’est publié (« I can’t provide a specific table for 2025-2029 because the strategic portion hasn’t been allocated », Nick Forster sur le forum) ; Tokenomist ne suit pas DRV. Le calendrier d’agrégateur non vérifié par l’équipe (Tokenomics.com, base 1 Md) donne ~66 M sur douze mois (4,4 %), hors contributeurs et hors allocation stratégique.

Concentration top-N, qualifiée par entité, toutes chaînes, au 13/09/2026 :

#EntitéDRV% du supply
1Safe de la Fondation (3/5)447,4 M29,8 %
2Contrat de staking stDRV (Derive Chain)284,5 M19,0 %
3Safe de la filiale BVI (3/5, mêmes signataires)125,0 M8,3 %
4EOA 0x526A…ED88, alimentée en partie par le Safe BVI60,7 M4,0 %
5Contrat de claim TGE (non réclamé)60,1 M4,0 %

La DAO contrôle 572,7 M DRV, soit 38,2 % du supply, par deux Safes aux signataires identiques. Top-3 hors staking : 42,2 % ; top-5 hors staking : 48,1 % (en ajoutant l’EOA Base 0x9E27…0bc5, 27,6 M). Les plateformes centralisées identifiées (Gate, Kraken) détiennent ~29 M (~2 %).

Pattern de lancement : pre-mint team, avec migration de token. Aucun des trois patterns à risque documentés dans token-launch-patterns ne s’applique — ni serial founder, ni squat impostor, ni mint anonyme endorsé après coup. LYRA a été lancé le 14/12/2021 par l’équipe (65 M distribués à ~16 000 adresses), puis migré 1:1 vers DRV le 15/01/2025 avec un airdrop de 7,71 % du supply ; le contrat Ethereum a été déployé le 19/11/2024 par l’EOA 0x81a1…2D85 et le lien est endossé par tous les canaux officiels. Aucune empreinte de launchpad (pas de DERC20, ni Clanker, ni Bankr).

Financement et prix d’entrée : seed de 3,3 M$ co-mené par Framework Ventures et ParaFi (annoncé le 26/07/2021), 1 M$ de la synthetixDAO (09/08/2021), stratégique de 3 M$ par Framework et GSR (30/11/2022), 500 k$ sur Echo menés par le groupe de Kain Warwick (19/12/2024), 1 M OP d’Optimism (04/11/2024), 50 M DRV cédés à Ethena « in return for a strategic investment » aux termes « not currently disclosable » (DIP 271). La Fondation déclare aussi 20 M DRV vendus à des partenaires sur 18 mois et 30 M prêtés à des fournisseurs de liquidité. Prix d’entrée, source agrégateur seule (DropsTab, dont la source d’origine renvoie une 404) : pre-seed 0,015 $, seed 0,05 $, private 0,10 $ — soit 9,8×, 2,9× et 1,5× sous le prix du 13/09/2026. L’offre Synthetix de mai 2025 valorisait DRV autour de 0,027 $.

Le test on-chain

La chaîne apporte deux choses qu’un serveur n’apporte pas : la garde des fonds par l’utilisateur et la preuve publique que chaque compte est marginé selon les mêmes règles. Le carnet d’ordres reste centralisé dans les deux versions ; et au 13/09/2026, la garantie de sortie dépend encore d’opérateurs capables de réécrire le système — le multisig 4/11 de Conduit en V2, le propriétaire du contrat de règlement en V3.

Ce qui serait strictement pire sans chaîne, c’est le risque d’intermédiaire. Sur un marché d’options régulé, le collatéral transite par un courtier ou un FCM avant d’atteindre la chambre de compensation ; le fondateur rappelle que ces intermédiaires ont fait défaut « 15, 20 times over the last 20 years », MF Global en tête. Sur Derive, le collatéral reste dans des contrats liés au wallet de l’utilisateur, et la V3 promet une preuve mathématique que l’état publié respecte les règles de marge. Pour un produit dont le risque principal est la contrepartie, l’apport est réel. Le second apport est la composabilité : un tiers peut bâtir un vault ou un produit structuré sur l’API et les contrats sans demander d’accès, ce qu’aucun courtier traditionnel n’autorise.

Ce qui marcherait à l’identique sur AWS, en revanche, c’est l’exécution. Le carnet d’ordres, le RFQ et le moteur d’appariement tournent hors chaîne, exploités par la société panaméenne, en V2 comme en V3 ; la chaîne ne voit que le règlement. C’est le compromis de Lighter et, côté performance, celui de Deribit. Le choix est défendable pour des options, où la latence compte, mais il faut le nommer : la chaîne ne sert pas à décentraliser la bourse, elle sert à décentraliser la garde.

Reste la qualité de cette garde, et c’est là que l’écart entre le discours et l’état réel se mesure. En V2, L2BEAT classe Derive Chain en catégorie « Other » et non « Rollup » : preuves de fraude non opérationnelles, données publiées sur Celestia sans pont de disponibilité vers Ethereum, « Exit window: None » parce que les contrats sont « instantly upgradable » par un multisig 4/11 contrôlé par Conduit, le prestataire qui a déployé la chaîne — pas par Derive (l2beat.com, 13/09/2026 ; l’API affiche « Stage 0 », la page « not even a Stage 0 project »). La sortie de secours existe et elle est documentée pas à pas, via l’explorateur (help.derive.xyz, article « Self-Custodial Withdrawals »), mais elle ne protège pas contre une mise à jour malveillante des contrats. En V3, la chaîne dédiée disparaît au profit de contrats sur Ethereum, ce qui supprime la dépendance à Conduit. Mais tant que le propriétaire du contrat de règlement peut remplacer la racine d’état et le programme prouvé, et tant que les données vivent sur Celestia, la garantie « self-custodial » repose sur la confiance dans une clé, pas seulement sur les mathématiques. Ce n’est pas propre à Derive — c’est l’état de la plupart des systèmes à preuves au lancement — mais la formule « settles directly to the Ethereum L1 » ne le dit pas.

Ce qui peut casser

Treize drapeaux, dont deux bloquants : des contrats modifiables sans délai par des tiers ou par l’opérateur, en V2 comme en V3, et une migration vers un système sans audit ni code publics. Le risque le mieux documenté n’est pourtant pas technique : c’est un volume qui grossit sans que les revenus suivent, pendant que 230 M DRV d’équipe attendent leur seuil de déblocage.

RisqueGravitéMitigation
Contrats V2 modifiables instantanément par le multisig 4/11 de Conduit, sans fenêtre de sortiebloquantpartielle
Migration V3 : pas d’audit publié, pas de code public, propriétaire capable de réécrire l’état, données sur Celestiabloquantpartielle
Volume sans revenus : take rate options de 5,16 à 1,60 bp, fees 30 j sous leur pic de juinsérieuxpartielle
Déblocage de 230 M DRV d’équipe dès 150 M$ de capitalisation moyenne sur 30 jours (moyenne actuelle ~140 M$)sérieuxpartielle
Offre gouvernée et non codée : +500 M DRV votés contre la promesse « No new tokens will be minted »sérieuxaucune
Rachats recyclés : 53 % des émissions, tokens renvoyés en trésorerie, aucun burnsérieuxaucune
Gouvernance captive : 2 à 25 votants, DAO à 38,2 % du supply, fees logées dans une filiale qui paie les salairessérieuxaucune
Segment à un seul acteur et demande institutionnelle captée par les places régulées (IBIT, Bullish, CME)sérieuxpartielle
Dépendance à l’écosystème Hyperliquid : HYPE = 31 % de la TVL et 251 M$ d’OI optionssérieuxpartielle
Équipe : crise de 2025, départs de co-fondateurs non annoncés, porte-parole unique — cf « L’équipe »sérieuxpartielle
Bug bounty plafonné à 50 k$ pour 155,6 M$ de TVLsérieuxaucune
Collatéraux tiers : pont USDH déprécié à la demande de son émetteur, LST décotés (rsETH ~0,80 ETH)mineurréelle
Données de fees non réconciliées entre API Derive, tweets et DefiLlamamineuraucune

Contrats modifiables (V2). Tout le collatéral déposé passe aujourd’hui par Derive Chain, dont les contrats de pont et de validation d’état peuvent être mis à jour sans délai par un multisig de Conduit, prestataire tiers, 4 signatures sur 11. Les vaults qui détiennent la TVL sur les chaînes sources appartiennent, eux, au Safe 3/5 de la filiale BVI. Mitigation existante : audits Sigma Prime du périmètre V2 (septembre 2024, janvier 2025, mars 2025 ; le white paper MiCA mentionne « one critical issue and one high severity issue » corrigés), cinq ans sans incident documenté, sortie de secours manuelle. Elle est partielle : aucune ne protège contre une clé compromise.

Migration V3. Le lancement mainnet est annoncé pour septembre (« V3 launches in September », @DeriveXYZ, 26/08/2026) puis pour « the next month month and a half » (Nick Forster, podcast publié le 09/09/2026, date d’enregistrement inconnue) : un glissement vers octobre est plausible. Au 13/09/2026, la doc affiche « Mainnet (coming soon) », des fonctions V2 manquent encore au testnet (liquidations, snapshots de marge, statistiques), aucun audit V3 n’est publié et le programme prouvé n’est pas public. La migration elle-même n’est pas documentée pour l’essentiel : les conditions d’utilisation prévoient un « snapshot of protocol state at a designated block », mais rien ne dit ce que deviennent les 284,5 M stDRV, les 60,1 M non réclamés et la gouvernance, qui vivent tous sur Derive Chain. Mitigation : testnet public actif (dernière opération le 13/09/2026 à 06:50 UTC), suppression de la dépendance à Conduit, soumission de lots rouvrable à tous en cas de blocage.

Volume sans revenus. C’est le risque le plus documenté de la fiche, cf « Ce que le protocole encaisse ». Mitigation annoncée : vaults et produits structurés facturés en V3 ; aucune projection de revenus publiée.

Tokenomics et gouvernance. Le verrou d’équipe est une bonne pratique d’alignement — il interdit la vente sous une capitalisation de 150 M$ — mais il transforme ce seuil en zone de pression vendeuse potentielle, et il est aujourd’hui presque atteint. L’offre a déjà été augmentée de 50 % par un vote à 23 adresses ; la part des rachats a été relevée de 25 à 35 % ; la trésorerie a été transférée à une filiale sans conditions de vesting. Chaque décision a été prise en règle, publiquement, et sans opposition exprimée dans les urnes — ce qui est précisément le problème : aucune de ces protections n’existe hors de la bonne foi d’un petit nombre de votants.

Concentration du segment et dépendances. Derive fait 85 à 93 % des options on-chain : il n’y a pas de marché à partager, il y a un acteur qui doit créer le sien. L’arrivée de concurrents annoncés — options datées de Lighter au T4 2026, marchés binaires HIP-4 chez Hyperliquid, Rysk déjà n°2 sur HyperEVM — peut valider le segment autant que fragmenter la liquidité. La croissance récente de Derive est aussi liée à Hyperliquid : lancement des options HYPE, collatéral HYPE à 31 % de la TVL. Le fondateur revendique d’être « the biggest venue for [HYPE options] globally » ; l’affirmation n’a pas été vérifiée face à Deribit, qui liste aussi HYPE.

Collatéraux tiers. La DIP 318 a déprécié le pont USDH « at the request of the USDH/native team », votée par 2 adresses le 16/07/2026, sans explication publique ; 59 766 USDH restaient dans le protocole au 13/09/2026, cotés à 0. L’API cote rsETH à ~0,80 ETH, après l’exploit Kelp du 18/04/2026 ; l’exposition de Derive à cette date n’a pas pu être vérifiée. L’exposition résiduelle actuelle est négligeable.

La contre-thèse la plus forte : Derive a gagné le segment des options on-chain parce qu’il était le dernier debout, pas parce que le segment a décollé. Son volume récent est fait de blocs institutionnels négociés qui rapportent de moins en moins par dollar ; ses fees, 5,5 M$ sur douze mois, sont à moins d’un cinquième de l’objectif de 30 M$ que la Fondation s’était fixé pour 2025 ; son token capte une part réelle mais recyclée de ces revenus, sous une offre que la gouvernance a déjà augmentée de moitié. La V3 est un pari d’ingénierie sérieux sur la distribution par intégrateurs — mais personne n’a encore montré qu’un intégrateur d’options on-chain rapporte assez pour changer l’échelle des revenus, et les institutions qui veulent des options ont désormais IBIT, Bullish et le CME.

Signaux à surveiller

Valident la thèse

  • Mainnet V3 livré avec adresses publiées, audit publié et migration des stDRV documentée — non déclenché au 13/09/2026 : testnet Sepolia, « Mainnet (coming soon) », aucun audit V3.
  • Take rate options remonté au-dessus de 3 bp sur une fenêtre 30 jours (fees derive-options / notionnel) — 1,60 bp au 12/09/2026, contre 3,30 bp au 13/06/2026.
  • Fees 30 jours au-dessus du pic de juin (732 k$) hors semaine exceptionnelle — 581 k$ au 12/09/2026, dont 49 % sur une semaine.
  • Premier intégrateur tiers en production sur la V3 (vault, néobanque, produit structuré) avec volume mesurable — aucun au 13/09/2026.
  • Burn des DRV rachetés voté, ou rachats supérieurs aux émissions — rachats = 53 % des émissions sur 30 jours au 13/09/2026, DIP 304 jamais votée.
  • Clés d’upgrade du contrat de règlement V3 confiées à un multisig avec délai, ou propriétaire renoncé — EOA unique sur le testnet au 13/09/2026, mainnet non publié.

Invalident la thèse

  • Seuil de 150 M$ franchi puis ventes des adresses de contributeursmoyenne 30 jours ~140 M$ au 13/09/2026 ; ~69 M DRV transférables à la bascule. Suivre les sorties des Safes de la Fondation et de la filiale BVI.
  • Nouveau mint ou nouvelle hausse du plafondsupply 1 500 000 000 exactement sur 6 chaînes au 13/09/2026.
  • Report de la V3 au-delà du 31/10/2026cible officielle « September » au 26/08/2026.
  • Part de Derive sous 70 % du notionnel options on-chain sur 30 jours (arrivée de Lighter, Rysk, HIP-4) — 85 % au 12/09/2026.
  • Incident de sécurité ou de solvabilité, y compris chez un collatéral tiers — aucun documenté au 13/09/2026.
  • Concentration : Safes de la DAO au-dessus de 40 % du supply, ou top-5 hors staking au-dessus de 50 %DAO 38,2 %, top-5 hors staking 48,1 % au 13/09/2026, re-mesurer à chaque UPDATE.

CLARIFY datés

  • ⬜ Écart entre fees API Derive, tweets hebdomadaires et DefiLlama, et base réelle de calcul des 35 % — non réconcilié au 13/09/2026.
  • ⬜ Départ de Jake Fitzgerald et de Michael Spain — absents de la page About au 13/09/2026, aucune annonce.
  • ⬜ Destinataires des ~4,69 M DRV mensuels sortis du Safe de la Fondation depuis avril 2026, et de l’EOA 0x526A…ED88 (60,7 M) — non qualifiés au 13/09/2026.

Évolution

  • 25/08/2021 — Lancement de Lyra sur Optimism, AMM d’options ; token LYRA le 14/12/2021 ; upgrades Avalon (28/06/2022) et Newport vers Arbitrum (12/01/2023).
  • Janvier 2024 — Lancement de la V2 : carnet d’ordres et RFQ hors chaîne, marge de portefeuille, règlement sur Lyra Chain (OP Stack). 28/08/2024 : Lyra devient Derive, sprint interne d’une semaine et demie pour ~2 000 $ selon le fondateur.
  • 15/01/2025 — Lancement de DRV, migration 1:1 depuis LYRA et airdrop de 7,71 % ; 25 % de la revenue en rachats.
  • Mai 2025 — Offre de rachat de Synthetix (SIP-415, 14/05/2025, 27 DRV pour 1 SNX, ~27 M$), retirée le 21/05/2025 avant tout vote côté Derive ; crise interne, restructuration de l’équipe.
  • 03/10/2025 — Mint stratégique de 500 M DRV voté, en partie pour financer des accords avec des market makers institutionnels ; lancement des options HYPE dans la foulée (date exacte non vérifiée, article d’aide sur le dépôt de HYPE daté de ~novembre 2025). 16/02/2026 : trésorerie et paramètres transférés à la filiale BVI. 23/04/2026 : rachats portés à 35 % des fees.
  • Juillet 2026 — Testnet V3 sur Ethereum Sepolia (application ZK réglant sur Ethereum, données sur Celestia) et marchés or via XAUT ; mainnet V3 annoncé pour septembre 2026, non livré au 13/09/2026.

Sources

Primaires — protocole

Primaires — gouvernance

Primaires — données

Fondateur et annonces

Secondaires — marché